En tant que membre de la Société
française des traducteurs, je souscris à la charte suivante:
LA CHARTE DU TRADUCTEUR
La traduction
La langue source est celle du texte à
traduire. La langue cible est celle du texte après traduction.
Traduire un texte consiste à le transposer par écrit d'une
langue source dans une langue cible.
Cette transposition comporte plusieurs aspects : linguistique,
technique, idiomatique. Elle se conforme aux règles lexicales,
syntaxiques et stylistiques de la langue cible ; elle tient compte
de l'usage qui sera fait de la traduction et des demandes spécifiques
exprimées par le donneur d'ordre/ d'ouvrage dénommé ci-après
"le client" .
Le traducteur
Le traducteur est un
professionnel qualifié.
Il a une double compétence :
-
Il possède une bonne
connaissance de la ou des langues sources et maîtrise la
langue cible qui est, la plupart du temps, sa langue
maternelle.
-
Il est spécialisé dans un
ou plusieurs domaines. Cette compétence peut être le fruit
de l'expérience professionnelle du traducteur ou résulter de
formations (souvent validées par des diplômes) en
traduction, langues, sciences et techniques, droit, etc…
-
Le traducteur consacre tout
ou partie de son temps à l'exercice de sa profession.
La mise à jour des compétences
Conscient d'exercer un
métier exigeant et évolutif, le traducteur suit l'évolution de
la terminologie dans son ou ses domaines de spécialisation et les
us et coutumes des pays de ses langues de travail.
Les moyens
Le traducteur dispose
du matériel utile pour effectuer un travail de qualité :
dictionnaires, encyclopédies, documents techniques, équipements
informatique, bureautique, etc…
L'exécution du travail
Le traducteur fait les
recherches terminologiques nécessaires à l'exécution du travail
demandé.
A cet effet, le traducteur peut être amené à demander à son
client des précisions complémentaires (signification des sigles
et abréviations, terminologie propre à l'entreprise, etc.) ainsi
que la fourniture de toute documentation utile pouvant faciliter
sa tâche.
Le traducteur signale
à son client toute incohérence ou erreur relevée dans le texte
d'origine, sans pour autant assumer la relecture et la correction
du texte source ni le reformuler. La livraison est assurée dans
les délais convenus.
La qualité
La traduction, faite
dans les règles de l'art, est de qualité loyale: c'est à dire
fidèle au texte original et conforme aux accords passés entre le
traducteur et son client.
Avant la livraison, le traducteur vérifie :
-
l'orthographe du texte
cible,
-
la concordance et l'équivalence
fonctionnelle des deux textes, par relecture comparative,
-
la qualité du style, la cohérence
terminologique, le respect des règles typographiques de base,
etc… en vue d'améliorer sa traduction.
Par ailleurs, la
qualité de la traduction dépend dans une large mesure de la
qualité rédactionnelle du texte source. La responsabilité du
traducteur peut éventuellement être dégagée lorsque le texte
à traduire est incomplet, incompréhensible ou s'il comporte des
imperfections susceptibles de nuire à la qualité de la
traduction. Enfin, une traduction de qualité nécessite du temps.
Il convient donc de laisser un délai suffisant au traducteur pour
lui permettre de fournir une prestation satisfaisante.
Dispositions légales et contractuelles
Au préalable, le
traducteur délivre un devis au client pour acceptation.
Le traducteur doit se conformer à la législation du pays dans
lequel il exerce son métier.
En France:
-
Le traducteur libéral est dûment
inscrit à l'URSSAF et le traducteur d'édition à l'AGESSA ;
il cotise aux organismes d'assurances vieillesse-maladie.
-
Selon l'art. 1134 du Code
Civil: "Les conventions légalement formées tiennent
lieu de loi à ceux qui les ont faites. Elles ne peuvent être
révoquées que de leur consentement mutuel, ou pour les
causes que la loi autorise. Elles doivent être exécutées de
bonne foi."
-
En application des art.
226-13 et 226-14 du Code Pénal, il s'engage à respecter le
secret professionnel (sauf quand la loi impose ou autorise la
révélation du secret).
Règlement des litiges
Le client et le
traducteur peuvent, d'un commun accord, faire appel à la
commission d'arbitrage de la Société Française des Traducteurs,
avant d'engager une procédure judiciaire si le désaccord
persiste.